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Nommé au siège épiscopal de Corbeil-Essonnes en 1978,
Monseigneur Herbulot découvre l'église
Saint Spire de Corbeil-Essonnes érigé en cathédrale lors
de la partition du diocèse de Versailles
en 1966 et un évêché situé à quelques kilomètres
de là, à Saint Germain lès Corbeil dans une ancienne
école primaire. Le centre "vital" du département (et
donc du diocèse) est, pour sa part, à proximité de la
préfecture dans la
ville nouvelle d'Évry, issue de l'excroissance du village
d'Évry-Petit-Bourg.
Il se pose très rapidement les questions, d'une part de recentrer les
services administratifs du diocèse près de son centre de gravité,
d'autre part de palier l'absence d'un lieu de culte digne d'une agglomération
de 80.000 habitants.
La première étape est le transfert en 1984 de l'évêché
dans une nouvelle "maison diocésaine" fonctionnelle située
sur un terrain vague près du futur centre de la ville d'Évry.
uvre de l'architecte Jean-Paul Ganne elle est, déjà, réalisée
en briques. La municipalité avait, pour sa part, prévu le transfert
de la mairie édifiée alors dans le village non loin de la Seine.
L'étape suivante sera celle de l'édification du lieu de culte.
Évry ne possédait, à l'époque, que l'église
du village dédiée à Saint Pierre et Saint Paul
ainsi qu'une église moderne, construite à moindres frais dans
les premiers "nouveaux quartiers" : Notre Dame de l'Espérance.
La "mode" à l'époque dans l'Église était
à la discrétion. Monseigneur Herbulot souhaita alors frapper
les esprits en édifiant non pas une église mais sa cathédrale.
Ce serait la première construite en France depuis un siècle
et la première du nouveau millénaire.
Le financement
Le Ministère de la Culture, la Région Île de France et l'Établissement Public d'Aménagement de la Ville Nouvelle (ÉPÉVRY) ont subventionné partiellement le Centre d'Art Sacré qui fait partie intégrante de la cathédrale mais a un fonctionnement autonome. Dans ce strict cadre, les fonds publics représentent 13 millions de francs (environ 2 millions d'euros).
Le reste du financement est dû à des fonds "religieux" (Chantiers du Cardinal - 800.000 € - et Diocèse de Munich - 700.000 €), au mécénat d'entreprise et au marketing direct.
Le budget total s'est élevé à 90 millions de francs (environ 14 millions d'euros). Si lors de l'ouverture il manquait encore 10 millions de francs (environ 1,5 millions d'euros), aujourd'hui la cathédrale est entièrement payée.
Détail du financement (en euros) :
| Chantiers du Cardinal |
800.000
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5,7 %
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| Diocèse de Munich |
700.000
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5,0 %
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| Ministère de la Culture |
800.000
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5,7 %
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| Région Île de France |
800.000
|
5,7 %
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| ÉPÉVRY (Etablissement d'aménagement de la Ville Nouvelle) |
500.000
|
3,6 %
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| Marketing direct |
8.900.000
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63,6 %
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| Mécénat d'entreprise |
800.000
|
5,7 %
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| Dons en nature (artistes) |
500.000
|
3,6 %
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| Dons de particuliers (hors marketing direct) |
200.000
|
1,4 %
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| TOTAL |
14.000.000
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100,0 %
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| Total financement public (Centre d'Art Sacré) |
2.100.000
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15,0 %
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La construction


À Pâques le 31 mars 1991, Monseigneur Herbulot bénissait
les trois premières pierres. Le chantier
ne commençait réellement qu'en juillet 1992. Les fondations
terminées au mois de novembre, l'ossature constituée d'un double
cylindre de béton pouvait être édifiée. Elle était
achevée en mai 1993. La pose des 670.000 briques de Toulouse, destinées
à l'habillage intérieur et extérieur, commençait
alors. La même année un défaut de conception du toit,
nécessitant son
remplacement,
devait entraîner un retard d'un an d'une partie du chantier. Le 2 octobre,
l'évêque procédait à la bénédiction
des cloches. En octobre 1994 étaient plantés les vingt-quatre
tilleuls argentés du toit.
La cathédrale était ouverte le mardi 11 avril 1995 à
l'occasion de la messe chrismale. Le jour de Pâques, 16 avril, était
célébrée la première messe dominicale. Moins de
dix ans avaient suffi pour financer et mener à bien la construction.
Le mercredi 25 décembre 1996 la messe de minuit présidée par Monseigneur Herbulot était retransmise à la télévison en Eurovision.